Abécédaire de Pédiatrie
11e édition
ou "Comment éviter les grosses erreurs" en pédiatrie
Accueil
Avant-Propos
L'Abécédaire
A B C D E F G H I
L M N O P R S T V

Consultation pédiatrique
Les temps du médecin
Liens
Lectures
Recevoir un exemplaire
Rester informé
Version PDF
Auteurs

Allergie

Mécanisme immunologique responsable de maladies en constante augmentation. Elle est due aux aéroallergènes (acariens, graminées, chat, chien, arbres) ou aux trophallergènes (lait de vache, arachide, œuf, moutarde, poisson, fruits). Le diagnostic repose sur l’interrogatoire, les tests cutanés (prick tests, possibles même chez le nourrisson) enfin les dosages des IgE spécifiques, limités en nombre (5 par ordonnance) et adaptés au problème clinique.
En pleine évolution avec les progrès de la biologie moléculaire permettant l’obtention d’allergènes natifs purifiés ou recombinants. Cette nouvelle approche a permis de classer en grandes familles biologiques les différents allergènes et d’expliquer le pourquoi des allergies croisées.

Faire la différence entre sensibilisation et allergie : on peut avoir des tests cutanés, des IgE spécifiques ou un multitest positifs à un allergène sans que ce dernier entraîne la moindre réaction clinique.

En l’absence de tests cutanés (en l’absence d’allergologue ou en cas de traitement antihistaminique impossible à interrompre), des tests sanguins multi allergènes de dépistage peuvent être utiles. Préférer les tests validés par la clinique et par la biologie (comme le Phadiatop® pour les allergies respiratoires). L’allergie respiratoire nécessite des mesures d’éviction si possible et d’aménagement de l’environnement. Le traitement de choix est représenté par la désensibilisation, bien acceptée actuellement car proposée en sublinguale. Les antihistaminiques (anti-H1) sont efficaces dans les rhinites et conjonctivites allergiques. Les anti-H1 ne sont pas des antiasthmatiques.
L’allergie digestive est souvent sévère et durable (sauf l’allergie aux protéines de lait de vache qui guérit souvent avant 2 ans). Elle nécessite l’éviction, en cas d’allergène formellement identifié, des anti H1 dans les formes urticariennes, corticoïdes et beta 2 mimétique en cas de bronchospasme, adrénaline en cas d’Anaphylaxie, actuellement disponible en stylos auto-injecteurs. Facteurs de gravité : ATCD d’anaphylaxie, asthme instable, allergie à l’arachide ou aux fruits à coque, retard à l’injection d’adrénaline.
La notion ancienne de régime « sans l’allergène » est devenue « le régime avec la plus grande quantité tolérée de l’allergène » : supprimer totalement l’allergène peut paradoxalement diminuer le seuil de réactivité.

Il est recommandé, en cas de risque d’allergie d’allaiter si possible au-delà de 6 mois. Ne pas retarder l’introduction d’aliments au-delà de 6 mois, y compris le gluten et l’oeuf. Les laits dits « HA », à condition d’avoir un dossier scientifique concluant, peuvent être utilisés jusqu’à 6 mois en réduisant modérément les signes cutanés d’atopie.

Le lait de vache ne passera pasAllergie au noix

L’allergie aux protéines du lait de vache est de deux types :

  • Anaphylaxie IgE dépendante, de diagnostic souvent aisé : urticaire, vomissements aigus ou choc après ingestion de lait.
  • L’allergie “digestive”, le plus souvent non IgE dépendante, est beaucoup plus difficile à diagnostiquer : manifestations atypiques à type de coliques, diarrhées, retard de croissance, vomissements répétés, reflux, rebelle, constipation, comportement irritable.

Pas d’examens complémentaires (patch test disponible, sa négativité n’exclut pas l’APLV), diagnostic par épreuve d’éviction réintroduction.
Se méfier par principe de ce diagnostic, probablement trop souvent évoqué. Essai bref de régime sans PLV (hydrolysat poussé de caséine ou hydrolysat de riz), à interrompre en l’absence d’effets favorables après 2 à 3 semaines.
Cas particulier de la colite au lait de vache du nouveau-né : rectorragies chez un bébé au lait artificiel, pouvant céder en quelques jours sous un hydrolysat poussé.
Ce syndrome est possible chez un enfant allaité, et peut parfois justifier un régime maternel sans protéines de lait. Il est réputé guérir en deux ou 3 mois. les autres allergies au lait justifient un régime de 6 mois au moins

weballergies.com
pap-pediatrie.com (Pas à pas allergie aux protéines du lait de vache : 2009)
pap-pediatrie.com (Pas à pas éruption sous médicament : 2011)
sante.gouv.fr (allergie alimentaires)

mise à jour : 2013-04-10




Valid HTML5

haut de la page