Allergie
En augmentation constante, due aux pneumallergènes (acariens, graminées, chat, chien, arbres) ou aux trophallergènes (lait de vache, arachide, œuf, moutarde, poisson). Le diagnostic repose sur l'interrogatoire, les tests cutanés (prick tests effectués même chez le nourrisson) puis les IgE spécifiques (limités en nombre et adaptés au problème).
Faire la différence entre sensibilisation et allergie : on peut avoir des tests cutanés positifs à un allergène sans que ce dernier entraîne la moindre réaction. En l'absence de tests cutanés (en l'absence d'allergologue ou en cas de traitement antihistaminique impossible à interrompre), des tests sanguins multi allergènes de dépistage peuvent être utiles. L'allergie respiratoire nécessite des mesures d'environnement, elle peut être traitée par désensibilisation ou antihistaminiques (anti-H1, efficaces dans les rhinites et conjonctivites mais pas dans l'asthme).
L'allergie digestive est souvent sévère et durable (sauf l'allergie aux protéines de lait de vache qui guérit souvent avant 2 ans). Elle nécessite l'éviction, en cas d'allergène formellement identifié, des anti H1 dans les formes sévères, corticoïdes et beta 2 mimétique en cas de bronchospasme, adrénaline en cas d'Anaphylaxie. Facteurs de gravité : ATCD d'anaphylaxie, asthme instable, allergie à l'arachide ou autres fruits à coque.
Il est recommandé d'allaiter le plus longtemps possible. Retarder l'introduction d'aliments au-delà de 6 mois n'évite rien, au contraire peut-être.

L'allergie aux protéines du lait de vache est de deux types :
· Anaphylaxie IgE dépendante, de diagnostic souvent aisé : urticaire ou choc après ingestion de lait.
· L'allergie " digestive " est beaucoup plus difficile à diagnostiquer : manifestations atypiques à type de coliques, diarrhées, retard de croissance, vomissements, reflux rebelle, constipation (et même, pour certains, congestion nasale et troubles du sommeil !).
Pas d'examens complémentaires (patch tests ?), diagnostic par épreuve d'éviction réintroduction.
Se méfier de principe de ce diagnostic, trop souvent évoqué probablement. Essai bref de régime sans PLV, à interrompre en l'absence d'effets favorables.
Cas particulier de la colite au lait de vache du nouveau-né : rectorragies chez un bébé au lait artificiel, cédant en quelques jours à une alimentation hypoallergénique.
Pour certains, ce syndrome est possible chez un enfant allaité, et cède lors d'un régime hypoallergénique maternel.