Abécédaire de Pédiatrie
11e édition
ou "Comment éviter les grosses erreurs" en pédiatrie
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Coliques du nourrisson

Manifestations d’inconfort de nourrissons de moins de 4 mois, qui pleurent de façon chronique le soir après le biberon (et non pendant, voir Anorexie), en se tortillant, par définition plus de 3 heures par Jour et plus de 3 jours par semaine. Grande inquiétude des parents (parfois aussi exaspération, attention au syndrome de l’enfant secoué...), mais parfait état général et nutritionnel de l’enfant, examen clinique normal. Le traitement est difficile et commence par rassurer les parents, leur conseiller de se relayer auprès du bébé et régulariser le rythme des biberons (« pleurs » ne signifient pas systématiquement « faim »).
Les coliques mettent en difficulté aussi bien les parents que le médecin, qui craint de passer à côté d’une pathologie organique (et la liste est longue !)... mais bénignes. Un seul changement de Lait vaut éventuellement la peine (chez l’enfant avec préparation lactée pour nourrisson) : essayer une préparation sans lactose et sans protéines bovines (hydrolysat de caséine ou de protéines de riz) pour quelques jours, ne pas insister si pas d’amélioration. Parler avec les parents en rassurant sans minimiser, repérer une déprime maternelle.

Coliques du nourrisson

Penser à l’aérophagie (tétine).
Les coliques ne doivent pas faire interrompre l’allaitement maternel !
Le lactose et le reflux gastro-œsophagien ont un rôle discuté et probablement très marginal dans les coliques.
L’utilisation des inhibiteurs de la pompe à proton n’est ni autorisée ni conseillée dans les pleurs du nourrisson.
Les nourrissons ne sont pas des tuyaux, la médecine de l’enfant pas de la plomberie !

pap-pediatrie.com (Pas à pas pleurs excessifs du nourrisson : 2008)

mise à jour : 2013-04-09




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