Abécédaire de Pédiatrie
11e édition
ou "Comment éviter les grosses erreurs" en pédiatrie
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Fièvre

Il faut d’abord savoir mesurer la température correctement : température rectale chez le nourrisson, thermomètre tympanique non fiable avant 2 ans.

La fièvre n’est pas dangereuse en elle-même (rare « syndrome d’hyperthermie majeure » chez le nourrisson) mais surtout par sa cause, qui est à chercher et éventuellement à traiter. La gravité de la cause d’une fièvre n’est pas proportionnelle à son niveau. Éduquer les parents à la conduite à tenir : hygiène de vie (faire boire, ne pas trop couvrir, ne pas surchauffer la pièce), médicaments, signes d’alerte.

  1. Toute fièvre, même isolée, de l’enfant de moins de 3 mois est à considérer comme bactérienne jusqu’à preuveducontraire,etpréliminairepossibled’unchocfatalenquelquesheures.L’hospitalisations’impose en urgence, sauf rhino-pharyngite familiale avec fièvre très modérée par exemple. L’infection virale à cet âge est parfois indifférenciable cliniquement de l’infection bactérienne généralisée.
    Un traitement Antibiotique à l’aveugle en ville est exclu.
  2. Toute fièvre, quel que soit l’âge, accompagnée de teint gris, de geignements, de marbrures ou de frissons doit être considérée comme bactérienne et impose une hospitalisation immédiate. Deux diagnostics prioritaires : Pyélonéphrite, Méningite.
    ® Imagerie conseillée sauf orientation particulière : poumon face.
    Le caractère de la fièvre peut être évocateur : isolée oscillante : infection urinaire, en plateau avec diarrhée : salmonelle, plus élevée le matin : adénoïdite...
  3. Conseiller de ne pas sur-couvrir les nourrissons fébriles, même s’ils frissonnent et paraissent avoir froid... danger d’hyperthermie majeure. En dehors de ce risque, le but du traitement n’est pas de supprimer la fièvre mais d’améliorer le confort de l’enfant, qui n’est pas altéré par la fièvre elle- même mais par la maladie ! Elle peut donc être respectée dans une certaine mesure.
    Trois molécules d’antipyrétiques sont disponibles : salicylate, paracétamol, ibuprofène.
    Préférer une monothérapie à bonne dose par paracétamol 60 mg/Kg/jour en 4 prises et jusqu’à 80 mg/Kg en 6 prises) en première intention (les AINS et l’aspirine, même à dose normale peuvent être responsables d’effets secondaires graves comme les hémorragies digestives ou l’insuffisance rénale).
  4. Attention à l’automédication : les parents peuvent faire des erreurs sur les doses ou donner deux produits de même principe actif mais de noms différents.
    Donner aux parents une idée de la durée de la fièvre selon l’infection en cause et le traitement, 3 jours pour une infection virale banale.
    En cas d’antécédent de convulsion fébrile, éviter les à-coups de température, en donnant régulièrement des antipyrétiques tant que dure la maladie en cause.
  5. Les Antibiotiques ne sont pas un traitement de la fièvre, quel que soit son niveau, mais seulement de quelques étiologies de fièvre, reconnues par la clinique et les examens complémentaires.
  6. Fièvre au retour d’un pays tropical = paludisme jusqu’à preuve du contraire. Frottis et goutte épaisse, à répéter si négatifs, éventuellement PCR. Penser aussi à la Typhoïde.

cps.ca (antipyrétiques)
medicms.be
sfpediatrie.com
pap-pediatrie.com (Pas à pas fièvre au retour d’un pays tropical)
cps.ca (prise de la température)

mise à jour : 2013-04-09




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